En Avent !

Ce scandale hollywoodien, l’affaire Weinstein, continue de défrayer la chronique et trouve un écho dans le monde entier.

L’histoire est celle d’une chute, chute d’un homme tout-puissant qui avait ses entrées même à la Maison Blanche, une affaire de violences, de harcèlement et d’abus de pouvoir.

Quand on baigne dans une culture qui fait de la sexualité un produit de consommation et transforme ainsi l’homme et la femme en objets, on ne s'étonne pas que des individus soient incapables de contrôler leurs pulsions.

Le forum Waouh, que nous avons la grâce d’accueillir dans notre diocèse les 20 et 21 janvier prochains au Carmel, est une belle occasion de redécouvrir le mystère de l’homme et de la femme dans leur beauté originelle et leur capacité à s’aimer corps et âme.

Plus proche de nous, ce samedi 2 décembre à 18h à la Basilique Saint Martin, une veillée de prière nous permettra de considérer la valeur de toute vie humaine, à accueillir et respecter.

La nouvelle Année liturgique se présente à nous sous le signe de l’Attente : un beau thème pour les jeunes, pour les amoureux et finalement pour tous les hommes et les femmes de bonne volonté qui ne veulent pas se plier à la tyrannie du « tout, tout de suite ».

Le monde ne peut pas trouver sa plénitude en lui-même mais seulement dans le Christ Jésus que nous attendons.
Belle et sainte année nouvelle !
 
Abbé Nathanaël Grard, aumônier des AFC

L'Espérance ne déçoit pas

Qu'est-ce que l'espérance ?

L'espoir nous porte à considérer uniquement un horizon terrestre et des secours humains. L'espérance au contraire, élève notre regard vers plus grand que nous, vers Celui qui marche avec nous et se trouve en même temps devant nous, au bout du chemin. L'espérance est donc la vertu du marcheur.

En ces temps qui apparaissent obscurs à beaucoup, où parfois nous nous sentons perdus devant le mal et la violence qui nous entourent, découragés parce que nous nous trouvons impuissants, nous avons grand besoin d'espérance  ! vertu qu'on appelle théologale car donnée par Dieu au Baptême.

Notre fatigue ne vient-elle pas parfois de ce que nous avons mis notre confiance dans des choses qui ne sont pas essentielles, parce que nous nous sommes éloignés de ce qui a réellement de la valeur dans la vie ? Nos sécurités ne nous sauveront pas ; l'unique sécurité qui nous sauve est celle de l'espérance en Dieu.

Tout au long de cette année 2017, marchons ensemble, main dans la main. Espérons dans le Seigneur en lui remettant notre vie chaque jour, nos familles, et espérons aussi les uns dans les autres. L'optimisme déçoit, l'espérance, non ! Bonne route sous le signe de l'espérance.

Père Nathanael Grard

La miséricorde, pourquoi ?

Certains d'entre vous s'interrogent : pourquoi une Anne de la Miséricorde ? Et au fond, qu'est-ce que la Miséricorde ?

Notre monde a soif de la miséricorde divine
Même s'il ne le sait pas, notre monde a soif de miséricorde. Mais au fond qu'est-ce que la miséricorde ? C'est la façon d'aimer de Dieu, c'est sa tendresse, sa compassion pour chacun d'entre nous, c'est en même temps, sa fidélité à toute créature, c'est un amour juste et vrai. Elle est cette immense tendresse de Dieu notre Père qui donne la grâce de se sentir pécheur, et rend à l'homme toute sa dignité, sa beauté en le relevant, en lui offrant son pardon et le salut éternel. Notre monde a besoin de miséricorde, parce qu'il est blessé, besoin d'une grande étreinte paternelle, pleine de tendresse maternelle.

Jesus, visage de la miséricorde
Jésus est la plus belle manifestation de la miséricorde du Père, il est "le visage de la miséricorde du Père". La manifestation visible des "entrailles" invisibles du Père, c'est Jésus-Christ ; il est celui qui, de ses entrailles ouvertes, offre sa miséricorde définitivement. Dieu ne s'avoue jamais vaincu, jusqu'à ce qu'il ait absous le péché et vaincu le refus, par la compassion et la patience, preuve de sa puissance. Son amour envers nous culmine à la croix, lorsqu'il donne sa vie et accorde son pardon à qui le crucifie. Le vendredi Saint en approchant de Jésus Crucifié, nous ferons l'expérience que dans ses plaies se trouve notre guérison et la source de toute miséricorde.

Une année offerte à qui ?
Cette année de bienfaits est donc offerte à tous : les chrétiens pratiquants et ceux bien plus nombreux qui ont oublié leur baptême, mais également les nombreux "fils éloignés" appelés à retrouver ou simplement trouver le chemin de la maison paternelle, avec tous les criminels et les plus grands pécheurs, ceux qui mènent une vie incompatible avec l'évangile. Si Jésus a fait miséricorde au Bon Larron, qui peut se sentir exclu des largesses divines ?

Chères familles, prenez ce temps, en couple et avec les enfants de faire une démarche dans ce sens dans un sanctuaire du diocèse pour re-découvrir pas à pas la miséricorde du Père.
Abbé Nathanaël Grard

Pâques, temps de gratuité

D’après certains sondages, une proportion non négligeable de catholiques affirme ne pas croire en la Résurrection. Information décoiffante qui peut nous laisser songeurs !
Que peut bien représenter la fête de la Pâques pour un catholique qui ne croit pas en la Résurrection ? Face à ce genre de question, Saint Paul ne s’encombre pas de nuances : «  Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine. » (1 Co 15, 14) Ne jugeons pas trop vite cependant ce qui apparait comme une grande incohérence, et …nous ne serons pas jugés. Mais soyez témoins auprès d’eux du Ressuscité.

Car aujourd'hui, nous avons la certitude que les promesses de Dieu, annoncées dans l’Ancien Testament sont vraiment réalisées. Aujourd'hui, nous avons la certitude que nous sommes vraiment faits pour la sainteté, cette sainteté reçue à notre baptême et à déployer tout au long de notre vie ! Car aujourd'hui, un homme, Jésus-Christ, est ressuscité, nous ouvrant le chemin du ciel, nous montrant que c'est possible, que Dieu ne se paye pas de mots envers nous : Jésus n’a-t-il pas ainsi réalisé l’impensable, l’impossible, à vue humaine ! Il a vaincu la mort, le plus grand obstacle qu’un homme ait à franchir.

En Touraine, comme autre signe de cette gratuité divine, dans la nuit de Pâques, nous avons eu la joie de baptiser des jeunes et des adultes. Et si Pâques nous donne la certitude que désormais, la route du ciel nous est ouverte, y a-t-il un jour plus approprié que ce jour-là pour offrir à ces nouvelles vies la possibilité de rejoindre leur Dieu, ou plutôt la possibilité de se laisser rejoindre par Lui ?

Fêter Pâques, et vivre le temps de Pâques, c’est être sûrs que Dieu nous aime au-delà de toute raison. Pour nous, il a inventé la Croix. Pour nous, il a inventé l'Eucharistie. Pour nous, il a inventé la Résurrection. Alors, que nos souhaits de Pâques soient remplis de cet émerveillement pour l'amour divin: oui, le Christ est vraiment ressuscité, et avec lui, nous ressusciterons !

Abbé Grard

Pour une écologie humaine

Chers amis, dans quelques mois, notre pape Francois nous proposera une grande réflexion sur l'écologie, entendue au sens large de respect de toute la création, en commençant par l'être humain.
Très nombreuses aujourd'hui, les atteintes à la vie humaine sont banalisées et la valeur sacrée de l'enfant non-né et de la personne âgée "inutile" se trouve dépréciée. Ces atteintes pourraient être évitées si nous prenions davantage soin les uns des autres. Si nous soutenions davantage les structures d'accueil des mamans enceintes et tout ce qui peut favoriser la proposition des soins palliatifs. Trop de personnes se retrouvent seules pour affronter des choix difficiles ou des situations lourdes à porter.
Dans son message de Carême 2015, le pape propose des pistes pour vaincre la "mondialisation de l'indifférence". Ce "mortel renfermement sur soi-même" est à combattre dans l'Eglise, ce grand Corps vivant, et tout d'abord dans nos paroisses, appelées a devenir des " îles de miséricorde", ainsi qu'au niveau individuel pour "sortir des spirales de la peur et de l'impuissance."
Les 13 et 14 mars prochains, nous pourrons nous joindre à l'initiative de "24 heures de prière" pour toute l'Eglise, au cœur du Carême.
"Ne négligeons pas la force de la prière" vécue en Église qui, par la seule grâce du Christ, est capable de changer les cœurs et de rendre possibles les situations les plus impossibles.
En ce 2 février, rendons grâce pour tous les hommes et toutes les femmes qui ont consacré leur vie au Seigneur dans la vie religieuse.
En vous demandant de porter dans votre prière familiale la démarche synodale de réflexion sur la famille et le prochain synode à Rome, je vous souhaite une bonne entrée en Carême.

Enfin, je vous invite  à lire la revue diocésaine "Église en Touraine " de février 2015 consacrée à l'education affective et sexuelle.
                                                                                                             

Abbé Grard