Il est vraiment ressuscité !

Chers amis,


"Christ est ressuscité ... il est vraiment ressuscité !"
C'est ainsi que nous pourrons nous saluer tout au long de cette Octave Pascale, y compris devant nos frères non croyants. S'il est bon que notre Carême soit visible, sans pour autant devenir ostentatoire, il est meilleur encore que le temps pascal soit l'occasion de manifester toute la joie chrétienne, et qu'elle devienne "contagieuse".

Quel monde voulons-nous pour demain ?

L'actualité des états généraux de la bioéthique invite tous les citoyens français à se mobiliser sur des sujets importants : procréatique, intelligence artificielle, génétique, dons d’organes et fin de vie.

Notre appartenance au Christ, mort et ressuscité, nous conduit à une certaine vision de l'être humain, qu'il nous faut promouvoir dans une société qui n'a plus Dieu ni l'évangile pour références. Je voudrais vous encourager, d'une manière ou d'une autre, à participer à ces états généraux 2018 : pour nos enfants, il ne faudrait pas regretter de ne pas l'avoir fait et tous, nous sommes concernés !

Disons haut et fort la dignité inconditionnelle de l’homme de sa Conception jusqu’à sa Mort naturelle.
Cela implique de la défendre contre le tri, la marchandisation du corps, la mise au rebut des humains en posant les limites à l’intervention technique sur le vivant.

Beau temps pascal
Père Nathanael Grard

Pâques, temps de gratuité

D’après certains sondages, une proportion non négligeable de catholiques affirme ne pas croire en la Résurrection. Information décoiffante qui peut nous laisser songeurs !
Que peut bien représenter la fête de la Pâques pour un catholique qui ne croit pas en la Résurrection ? Face à ce genre de question, Saint Paul ne s’encombre pas de nuances : «  Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est vaine. » (1 Co 15, 14) Ne jugeons pas trop vite cependant ce qui apparait comme une grande incohérence, et …nous ne serons pas jugés. Mais soyez témoins auprès d’eux du Ressuscité.

Car aujourd'hui, nous avons la certitude que les promesses de Dieu, annoncées dans l’Ancien Testament sont vraiment réalisées. Aujourd'hui, nous avons la certitude que nous sommes vraiment faits pour la sainteté, cette sainteté reçue à notre baptême et à déployer tout au long de notre vie ! Car aujourd'hui, un homme, Jésus-Christ, est ressuscité, nous ouvrant le chemin du ciel, nous montrant que c'est possible, que Dieu ne se paye pas de mots envers nous : Jésus n’a-t-il pas ainsi réalisé l’impensable, l’impossible, à vue humaine ! Il a vaincu la mort, le plus grand obstacle qu’un homme ait à franchir.

En Touraine, comme autre signe de cette gratuité divine, dans la nuit de Pâques, nous avons eu la joie de baptiser des jeunes et des adultes. Et si Pâques nous donne la certitude que désormais, la route du ciel nous est ouverte, y a-t-il un jour plus approprié que ce jour-là pour offrir à ces nouvelles vies la possibilité de rejoindre leur Dieu, ou plutôt la possibilité de se laisser rejoindre par Lui ?

Fêter Pâques, et vivre le temps de Pâques, c’est être sûrs que Dieu nous aime au-delà de toute raison. Pour nous, il a inventé la Croix. Pour nous, il a inventé l'Eucharistie. Pour nous, il a inventé la Résurrection. Alors, que nos souhaits de Pâques soient remplis de cet émerveillement pour l'amour divin: oui, le Christ est vraiment ressuscité, et avec lui, nous ressusciterons !

Abbé Grard

Pour une écologie humaine

Chers amis, dans quelques mois, notre pape Francois nous proposera une grande réflexion sur l'écologie, entendue au sens large de respect de toute la création, en commençant par l'être humain.
Très nombreuses aujourd'hui, les atteintes à la vie humaine sont banalisées et la valeur sacrée de l'enfant non-né et de la personne âgée "inutile" se trouve dépréciée. Ces atteintes pourraient être évitées si nous prenions davantage soin les uns des autres. Si nous soutenions davantage les structures d'accueil des mamans enceintes et tout ce qui peut favoriser la proposition des soins palliatifs. Trop de personnes se retrouvent seules pour affronter des choix difficiles ou des situations lourdes à porter.
Dans son message de Carême 2015, le pape propose des pistes pour vaincre la "mondialisation de l'indifférence". Ce "mortel renfermement sur soi-même" est à combattre dans l'Eglise, ce grand Corps vivant, et tout d'abord dans nos paroisses, appelées a devenir des " îles de miséricorde", ainsi qu'au niveau individuel pour "sortir des spirales de la peur et de l'impuissance."
Les 13 et 14 mars prochains, nous pourrons nous joindre à l'initiative de "24 heures de prière" pour toute l'Eglise, au cœur du Carême.
"Ne négligeons pas la force de la prière" vécue en Église qui, par la seule grâce du Christ, est capable de changer les cœurs et de rendre possibles les situations les plus impossibles.
En ce 2 février, rendons grâce pour tous les hommes et toutes les femmes qui ont consacré leur vie au Seigneur dans la vie religieuse.
En vous demandant de porter dans votre prière familiale la démarche synodale de réflexion sur la famille et le prochain synode à Rome, je vous souhaite une bonne entrée en Carême.

Enfin, je vous invite  à lire la revue diocésaine "Église en Touraine " de février 2015 consacrée à l'education affective et sexuelle.
                                                                                                             

Abbé Grard